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Un Requiem Allemand de Brahms

Un Requiem Allemand de Brahms

Johannes Brahms commence à écrire son requiem à la mort de Robert Schumann (1856), un de ses mentors. Neuf ans plus tard, à la mort de sa mère (1865) il reprend l’œuvre et termine ce qui sera une de ses compositions majeures. Ce requiem n'est pas une messe classique pour les morts mais plutôt une musique funèbre à la fougue romantique écrite pour les vivants et en langue allemande. Brahms aurait volontiers titré cette œuvre « un requiem humain », tant il y exprime son âme et sa pensée. Œuvre témoignant de l’inéluctable qui accompagne notre vie et la consolation d’être sauvé par la confiance en Dieu. Œuvre vivante et d’une infinie douceur dans laquelle on y entend son admiration pour Bach et les chœurs à qui il donne une place prédominante.

Le Requiem allemand est donné en concert dans une nouvelle orchestration pour Quintette à vent et orgue écrite par Bruno Gousset, également pianiste et chef de chant, et avec qui les Chœurs Elisabeth Brasseur ont le plaisir de participer régulièrement à des projets artistiques.

Chœurs Elisabeth Brasseur, chef de chœur Antoine Sebillotte

Chœur A Piacere du Conservatoire de Pantin

Quintette Anacrouse

Gildas Guillon - orgue

Apolline Rai-Westphal - soprano

Aimery Lefevre - baryton

Albane Bauduin - direction

 

Programme :

Johannes Brahms : Un Requiem Allemand

Version inédite pour quintette à vent et orgue

 

Un Requiem allemand

A l’hiver 1886-1887, Johannes Brahms, déjà reconnu pour ses qualités de pianiste et de compositeur atypique, achève le Requiem allemand qui avait germé en lui dès 1857. Il est à Vienne et s’y trouve bien. C’est à la mort de Robert Schumann (1856), un de ses mentors, qu’il commence à concevoir cette œuvre. C’est à la mort de sa mère (1865) qu’il la reprend et la termine. Une longue genèse.

Un Requiem allemand que Brahms aurait volontiers titré Un Requiem humain, ne doit rien à la liturgie catholique. Tout au long des mouvements sont exprimées l’inéluctable qui accompagne notre vie d’humain et la consolation d’être sauvé par la confiance en Dieu.

Brahms a choisi lui-même, minutieusement, les textes tirés de l’Ancien et du Nouveau Testament qui vont porter sa musique. Il est profondément marqué par sa culture familiale : le protestantisme luthérien. Ainsi, il lit la Bible avec assiduité, dans les versets traduits par Luther, versets qu'il finira par connaître par cœur et qu'il utilisera dans son requiem.

Citons Gil Pressnitzer, engagé jusqu’à la fin de sa vie dans la culture, par ses écrits, ses rencontres et ses découvertes musicales :

« L’œuvre ouvre sur le message des affligés et leur réconfort. Le second mouvement, marche funèbre et danse macabre issue du passé, appelle le sixième avec cette louange fuguée du jugement dernier. Le troisième mouvement est mis en parallèle avec le cinquième, et le désespoir de l’homme est apaisé par la consolation de la mère : « Ich will euch trösten wie einen seine Mutter tröstet ». Le quatrième mouvement porte alors l’essence de l’œuvre dont il devient la pierre angulaire à la fois au niveau musical et spirituel. Il affirme la beauté des demeures de Dieu et l’attente de l’âme. Brahms met dans cette musique toute la lumière  dont il est capable : « Wie lieblich sind deine Wohnungen » Musique de vitrail, de consolation apaisée, ceci est bien le pivot psychologique de l’œuvre tout entière. 

Le septième mouvement reprend non seulement le message de réconfort des affligés mais aussi des éléments musicaux (prédominance chorale, thèmes déjà évoqués). » 

C’est une œuvre tragique du monde de l’âme et de la pensée de Brahms, mais néanmoins vivante, d’une infinie douceur et profondeur. Une musique méditative qui n’offre pas de passages retentissants.

On y entend son admiration pour Bach et pour les chœurs à qui il donne une place majeure. Après une première production partielle et malheureuse à cause d’un timbalier maladroit, l’œuvre fut donnée dans son intégralité (les 7 mouvements) en février 1869 au Gewandthaus de Leipzig et remporta un grand succès.

 

Le compositeur

Johannes Brahms, né le 7 mai 1833 à Hambourg et mort le 3 avril 1897 à Vienne, est l'un des compositeurs les plus importants du XIXe siècle. Il est souvent associé au mouvement romantique, bien qu'il ait également été influencé par les traditions classiques, notamment celles de Beethoven et de Schubert, et de Bach pour la structure formelle.

Brahms a grandi dans une famille modeste et a montré très tôt des talents musicaux soutenu par son père, lui-même musicien dans la ville de Hambourg. Il a reçu une formation musicale solide, notamment en piano et en composition. 

Sa carrière a véritablement décollé grâce à la rencontre avec le célèbre violoniste Joseph Joachim et la mécène Clara Schumann, qui ont joué un rôle crucial dans la reconnaissance de son talent et de ses qualités.

Brahms a composé dans presque tous les genres musicaux, y compris la musique symphonique, la musique de chambre, le piano, et la musique vocale. Mais il ne s’est pas intéressé à l’opéra. 

Il s’est rendu célèbre dans les différentes formes musicales :

- Symphonies : Brahms a écrit quatre symphonies, considérées comme des chefs-d'œuvre du répertoire symphonique.

- Concertos : Il a composé deux concertos pour piano et un concerto pour violon et violoncelle, très appréciés des interprètes et du public.

- Musique de chambre : Ses quatuors et quintettes pour cordes, ainsi que ses sonates pour piano, sont des exemples marquants de sa maîtrise de la forme.

- Musique chorale : Brahms a également écrit des œuvres chorales, dont le célèbre "Ein Deutsches Requiem", qui se distingue par son approche humaniste et émotive.

Le style de Brahms est caractérisé par une richesse harmonique, une structure formelle rigoureuse, et une profonde expressivité émotionnelle. Il a souvent utilisé des éléments folkloriques et des rythmes complexes, tout en restant fidèle à la tradition classique.

Brahms a laissé une empreinte indélébile sur la musique classique. Son influence se fait sentir chez de nombreux compositeurs ultérieurs, et ses œuvres continuent d'être largement interprétées et appréciées dans le monde entier. Il est souvent considéré comme un pont entre le classicisme et le romantisme, et son travail a contribué à façonner le paysage musical de son époque et au-delà.

 

Propriétés de l'événement

Date de l'événement 17-05-2025 20:30
Lieu Eglise Saint-Gabriel, Paris 20ème
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Nous contacter

Répétitions : 3bis place Saint Jean, 75017 Paris, France

contact@choeurs-elisabeth-brasseur.com